Résumé

Paul Delepierre De la puissance du chef de famille… (1888)

L'état de l'enfant ne peut pas dépendre de l'empressement plus ou moins frauduleux de celui qui l'a reconnu. L'aveu de la mère serait lui-même insuffisant, car elle peut se tromper, ou céder à l'intérêt ou à la passion. Enfin, la possession d'État bien qu'elle ait une grande importance, la légitimation par mariage subséquent elle-même, ne seraient pas des circons'ances décisives pour prouver la sincérité de la reconnaissance.
Dans tous les cas, les juges doivent apprécier les faits et décider d'après l'ensemble des preuves qui auront été
produites.
Source : Gallica

Paul Delepierre De la puissance du chef de famille… (1888)

Bien plus, le mancipé garde sa qualité d'homme libre ; vient-il à être affranchi, il n'en est pas moins ingénu, digne de porter l'anneau d'or, quoique son manumisseur obtienne sur lui les droits d'un patron.
Tel était le mancipium, qui de puissance d'abord effective, car l'acquéreur tenant l'enfant comme la représentation du prix qu'il avait versé, tâchait nécessairement d'en tirer tous les profits imaginables, devint bientôt une puissance purement nominale, dès que la vente cessa d'être réelle et ne servit plus qu'à éteindre le pouvoir du chef de famille.
Source : Gallica

Paul Delepierre De la puissance du chef de famille… (1888)

De là, une différence essentielle : l'affranchissement par le cens, et par la vindicte, rendaient l'esclave libre sur le champ, tandis que par le testament au contraire, il n'acquérait qu'un droit éventuel à la liberté, droit soumis à la condition du décès du testateur, à l'institution d'un héritier, à l'adition de celui-ci à l'hérédité.
L'affranchissement pouvait être subordonné à l'accomplissement d'une condition, à l'échéance d'un terme (sub conditione, a die) mais jamais le don de la liberté ne pouvait être limité à une certaine durée (ad diem) (Dig.
40, 4, 33 et 34. Ulp.)
Source : Gallica

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