Résumé

A.-B. Richefort Traité de l'état des familles légitimes et naturelles et des successions irrégulières… (1842)

Ne pourrait-on pas aller jusqu'à désirer, dans l'intérêt des mœurs comme dans celui des familles, que, si le temps de la gestation légale s'est écoulé depuis la séparation, jusqu'à la naissance de l'enfant, la mère fût obligée, du moins, de prouver un rapprochement, une réunion, un temps quelconque de fréquentation dans l'intervalle? Cette preuve devrait être, par suite, à la charge de l'enfant désavoué; car, enfin, on court le danger d'introduire le fruit du crime dans une famille qui, dans l'état de société, ne doit se composer que d'individus légitimes (1) .
Source : Gallica

A.-B. Richefort Traité de l'état des familles légitimes et naturelles et des successions irrégulières… (1842)

Législateur. De tous temps, en effet, le hasard, ou plus encore, peut-être, la science de la perversité des mœurs, a prouvé qu'une femme, dans l'état ordinaire du mariage, peut violer la foi conjugale, sans augmenter le nombre de ses enfants. Alors l'existence de la cohabitation entre les deux époux doit maintenir la présomption légale de paternité légitime, sauf les cas d'exception, dont nous parlerons bientôt.
Cela est si vrai, que l'aveu ou les forfanteries de la mère ne peuvent détruire, ni même affaiblir la présomption légale de la légitimité de ses enfants (1)
Source : Gallica

A.-B. Richefort Traité de l'état des familles légitimes et naturelles et des successions irrégulières… (1842)

Il y a bien d'autres manières de cacher la naissance d'un enfant au mari ; comme, par exemple, lorsque, après avoir célé sa grossesse par un éloignement affecté, la femme s'absente pour aller accoucher dans un lieu éloigné du domicile marital, quoiqu'elle fasse inscrire son enfant sur les registres de l'Etat civil de la Commune où l'accouchement a eu lieu sous son nom et celui de son mari. L'on sent, en effet, que toutes ces précautions ne peuvent
être prises que par une femme qui a la science certaine que son enfant n'est point le fruit du mariage.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature