Gaspard-Gilbert Delamalle

Résumé

Gaspard-Gilbert Delamalle De la filiation et la paternité légitimes… (1817)

Veut-on d'ailleurs connaître à quoi peuvent se rattacher ces faits additionnels? Que l'on considère ce qui a porté le législateur à ne pas décider contre la paternité sur le seul fait de l'adultère, lors même qu'il était accompagné de la naissance cachée.
Sur l'adultère, c'est la possibilité de la cohabitation du mari concurremment avec l'adultère.
Sur la naissance cachée, c'est encore la possibilité que le mari, jaloux, ombrageux, mécontent de sa femme, l'intimide par ses soupçons, par des menaces, au point de lui faire
redouter son enfantement comme le plus grand des malheurs pour elle.
Source : Gallica

Gaspard-Gilbert Delamalle De la filiation et la paternité légitimes… (1817)

La mort de la femme éteint l'action criminelle pour le fait de l'adultère, mais non pas l'intérèt civil du mari et de ses ayant-cause, pour écarter par toutes voies de droit l'enfant qui se dit légitime; et d'abord la mort ou l'absence de la femme n'ôtent au mari aucun de ses moyens d'établir que la naissance lui a été cachée; mais, sur le fait de l'adultère, il peut perdre à ce que l'instruction ne soit pas faite avec la femme. L'enfant peut y perdre également, selon les cas, et selon que les preuves produites sont écrites ou testimoniales.
Source : Gallica

Gaspard-Gilbert Delamalle De la filiation et la paternité légitimes… (1817)

Le mari, en intentant cette action, a usé d'un droit qui n'appartenait qu'à lui : il a poursuivi une instance exclusive entre sa femme et lui ; et lorsque la loi admet l'adultère et la naissance cachée, comme un principe de désaveu, et une exception contre la règle Pater is est, ces faits jugés avec la mère, préjudicient à l'enfant, en ce que, aux termes de cette loi, ils font admettre la présomption de tous les faits propres à justifier le désaveu.
Source : Gallica

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