Résumé

Portrait de Jacques de Maleville Jacques de Maleville,  Examen du divorce, par M. le Cte de Maleville… (1816)

“ Tous les crimes qu'on pourrait absolument supposer entre époux seraient, l'empoisonnement de la part de la femme, et l'homicide de la part du mari; quand ces crimes n'auraient pas leur effet, ils n'en mériteraient pas moins, sur la poursuite du ministère public averti par la demande en divorce, la condamnation à mort naturelle ou civile, qui dissoudrait de plein droit le mariage. Mais d'ailleurs, faut-il s'occuper d'événemens si rares et si affreux? Il est des choses que le législateur ne doit pas prévoir. ”
Source : Gallica

Portrait de Jacques de Maleville Jacques de Maleville,  Examen du divorce, par M. le Cte de Maleville… (1816)

“ Mais c'est pour les femmes surtout que le divorce est funeste; il n'est qu'une passion vile, telle que la débauche ou l'avarice, qui ait pu engager un séducteur à les arracher des bras de leur époux légitime; cette passion une fois satisfaite, ils ne voient plus en elles qu'un être dégradé, et ils joignent leur mépris à celui du public pour les abreuver chaque jour d'amertume. ”
Source : Gallica

Portrait de Jacques de Maleville Jacques de Maleville,  Examen du divorce, par M. le Cte de Maleville… (1816)

“ Mais si la maladie ne laisse pas d'intervalles lucides, et qu'il n'y ait pas d'enfans du mariage , doit-on alors permettre le divorce ?
Pour l'autoriser, on peut dire que le mariage n'est pas seulement l'union des corps, qu'il l'est plus particulièrement des esprits et des coeurs; qu'il est donc rompu, lorsque l'un des époux a perdu l'esprit et ne conserve plus que l'existence matérielle ; qu'il, doit être alors assimilé à un mort, et qu'il n'est de la justice du législateur ni de l'intérêt de l'Etat d'obliger un être vivant à demeurer lié avec un mort.
”
Source : Gallica

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