Le divorce (1936)

Résumé

Le divorce (1936)

“ La loi civile ne fait aucune distinction entre l'adultère de la femme et celui du mari, car au point de vue moral la faute est la même. Les époux se doivent fidélité au même degré. Cependant l'inégalité de traitement entre l'homme et la femme subsiste encore au point de vue pénal. L'article 339 du code pénal prévoit que l'adultère de la femme, en quelque lieu et dans quelques conditions qu'il soit commis, constitue toujours un délit. L'adultère du mari,
au contraire, n'est un délit qu'autant qu'il a entretenu sa concubine au domicile conjugal.
”
Source : Gallica

Le divorce (1936)

“ De même que l'adultère n'est une cause de divorce qu'autant qu'il comporte un élément intentionnel, de même on ne peut invoquer les excès, sévices ou injures graves du conjoint qu'autant qu'ils sont volontaires et conscients. Il faut en outre que ces faits présentent un caractère de gravité, qu'ils se soient multipliés et qu'ils soient postérieurs à la célébration du mariage. L'appréciation de la gravité des excès, sévices ou injures
graves est laissée au pouvoir des magistrats qui tiennent compte de l'état des mœurs, de l'éducation des époux, de leur genre de vie, de leur milieu.
”
Source : Gallica

Le divorce (1936)

“ De telle sorte que l'adultère du mari, commis au dehors du domicile conjugal, n'est sanctionné par aucune peine correctionnelle. Pour qu'il y ait adultère, il faut évidemment qu'il existe chez l'époux coupable une intention de se soustraire à la fidélité conjugale. Il n'y aurait pas adultère dans le cas de violence imposée à la femme, suggestion ou hypnotisme ou aliénation mentale, car l'adultère en dehors de l'élément matériel, physique, exige de plus un élément moral, intentionnel, le fait de s'abandonner à un autre en pleine conscience. ”
Source : Gallica

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