Résumé

Robert Fremont Traité pratique du divorce et de la séparation de corps… (1884-1885)

Mais si l'indissolubilité du mariage est un idéal, un système qui la sanctionne dans les lois positives se trouve malheureusement démenti chaque jour par les faits, et comme le dit si bien M. Laurent, dans ses Principes de Droit civil, le divorce ne rompt pas à vrai dire le mariage, il ne fait qu'en constater la rupture. Ce qui rend le mariage saint, c'est l'affection qui unit les époux : quand l'affection fait place à la haine, quand le foyer domestique est souillé par le crime, dira-t-on qu'il porte atteinte à la sainteté du mariage?
Source : Gallica

Robert Fremont Traité pratique du divorce et de la séparation de corps… (1884-1885)

En droit, toute doctrine qui, par esprit de système, arrive à des conclusions impossibles dans la pratique n'est pas sérieuse et doit être impitoyablement mise de côté. Aussi, préférons-nous de beaucoup le système de la jurisprudence française qui donne au tuteur le droit d'intenter l'action en séparation de corps et, par conséquent, en divorce au nom de l'interdit. C'est d'après ces principes que l'on décide généralement que le tuteur d'un interdit a qualité pour intenter au nom de celui-ci, contre son conjoint, une action en séparation de corps, même pour cause d'adultère.
Source : Gallica

Robert Fremont Traité pratique du divorce et de la séparation de corps… (1884-1885)

Si je meurs, l'action que je pouvais seul intenter, et qui meurt avec moi, cesse d'être dans mon patrimoine, et je ne puis la transmettre à ma succession. La seule raison de douter, c'est que l'action en divorce ne s'éteint ni avant ni après le décès du demandeur, mais au moment précis de son décès, en même temps que lui, de sorte qu'à première vue les opinions que nous combattons ont tout aussi bien le droit de dire qu'à la mort du demandeur en divorce l'action est encore dans son patrimoine, que nous avons celui de dire qu'elle n'y est plus.
Source : Gallica

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