Oscar Pinard, L'histoire à l'audience, 1840-1848 (1848)
“ Ce n'est pas un médiocre honneur pour M. Portalis que d'avoir posé les assises de deux monuments, comme le Code civil et le concordat. Il était propre, plus qu'un autre, à cette tâche, par les qualités, et, dirons-nous, par les faiblesses de son esprit, qui manquait peut-être de hardiesse et d'originalité. Son style n'a ni assez de précision, ni assez de nerf. Il y a une simplicité mâle qu'on regrette en le lisant, et qui devrait être la véritable éloquence du législateur. Dans M. Portalis, il y a quelquefois plus de mots que d'idées, et les idées ne sont pas toujours suffisamment nettes. ”
