Résumé

Centenaire de la naissance d'Henri Pourrat… (1990)

A l'occasion du Prix du Roman il prend conscience que Paris est resté la ville et la cour, comme le Versailles de Saint-Simon.
Or Henri Pourrat ne fut jamais un homme de la ville, puisqu'il lui a fallu pour guérir et pour vivre, - le mot n'est pas trop fort, - la solitude des champs, la lumière bleue des montagnes, l'odeur de la fougère, l'« amitié d'un pré et de sa haie de noisetiers ». « Le besoin de cela, note-t-il encore sur son cahier à son retour de Paris en 1931. Ne pouvoir s'en passer. » Et jusqu'à la fin de sa vie, il dira que « regarder les montagnes est une des fins de l'homme ».
Source : Gallica

Centenaire de la naissance d'Henri Pourrat… (1990)

Car l'Auvergne a deux capitales : Clermont-Ferrand aux yeux de l'histoire, Henri Pourrat aux yeux de la poésie. Et c'est justice : Pourrat a fait l'Auvergne. Il l'a trouvée comme un sou romain oublié là par les Gaulois, dans un sillon, toute couverte de vert-de-gris ; il l'a frottée, il l'a polie, il en a fait revivre la tête, il en a fait briller le profil. Bref, après l'avoir découverte, il l'a créée, il l'a même retouchée, au besoin il l'a inventée. Maintenant, c'est ce portrait qui fait foi. Si elle se trompe, c'est elle qui a tort, car c'est en lui qu'elle se ressemble.
Source : Gallica

Centenaire de la naissance d'Henri Pourrat… (1990)

Le lièvre saute sur lui, le berger, qui sait ce qui se passe avec le livre, le sauve. « Mais l'autre », continue Pourrat « qui devait ne jamais avoir peur, qui le jurait, époumoné, défait, stupide, tremble longtemps de tous ses membres. Et de sa vie, il ne rouvrit un livre ». Il n'est pas très difficile de tirer la morale : les livres font venir le diable. Encore une fois, se présente le danger de bouleverser le monde, les livres peuvent nous faire concevoir des idées ; on nous les donne sous forme de mots écrits. Ceux qui savent lire, ont des pouvoirs que les autres n'auront pas.
Source : Gallica

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