Résumé

Henri Pourrat et le "Trésor des contes"… (1988)

La vie est un roman. Mais la vérité de la vie, c'est le conte. Il en est la leçon et l'emblème. Dans la vie et dans le roman, on souffre et on meurt. Mais la vérité de la souffrance et de la mort, c'est la vie et l'espoir qui sont dans le conte. Dans la dernière phrase de Gaspard des Montagnes, Pauline, encore en larmes, sourit, parce que, comme Gaspard assistant au lever du jour, et quel que soit le destin d'Anne-Marie en ce monde, elle est convertie à cette vérité par l'exemple de sa sœur.
Source : Gallica

Henri Pourrat et le "Trésor des contes"… (1988)

N'est-ce pas aussi une forme d'écriture du conte ? Pourquoi dit-on réécriture du conte puisqu'à l'origine ils ne sont pas écrits ?
Dans le domaine de la transcription, la fidélité à l'autre n'est-elle pas de comprendre et surtout d'être soi ? L'acte d'écrire nous mène à passer sous silence. Écrire est une manière de dire, mais dire autrement c'est aussi taire.
L'écriture pleine d'Henri Pourrat est faite de haltes, arrêts en chemin, halte au jardin pour la rencontre et la contemplation. Pauses où l'on respire, où l'on sent.
Source : Gallica

Henri Pourrat et le "Trésor des contes"… (1988)

L'Autre Monde, c'est l'enfermement. Et non l'enfermement radieux tel qu'on le trouve dans certains lais féeriques ; les images de clarté et de nuit qui caractérisent Mélusine permettent de comprendre qu'ici, l'enfermement, c'est l'obscurité, la nuit, le noir. Le royaume de la fée n'est pas ce royaume invisible à proximité du monde des humains, c'est le royaume des ténèbres sous la roche, le royaume de la nuit. Ainsi est symbolisée dès la rencontre le destin des protagonistes : la description de la fée qui désormais se confond à la nuit et le noir du deuil dans lequel s'enferme Raymondin.
Source : Gallica

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