Résumé

Hommes et lieux : textes et mélanges critiques (1992)

A l'occasion du Prix du Roman il prend conscience que Paris est resté la Ville et la Cour, comme le Versailles de Saint-Simon.
Or, Henri Pourrat ne fut jamais un homme de la ville, puisqu'il lui a fallu pour guérir et pour vivre, - le mot n'est pas trop fort, - la solitude des champs, la lumière bleue des montagnes, l'odeur de la fougère, l'« amitié d'un pré et de sa haie de noisetiers ». « Le besoin de cela, note-t-il encore sur son cahier à son retour de Paris en 1931. Ne pouvoir s'en passer. » Et jusqu'à la fin de sa vie, il dira que « regarder les montagnes est une des fins de l'homme ».
Source : Gallica

Hommes et lieux : textes et mélanges critiques (1992)

Que Busset continue à chercher sa chance dans ces chemins de la montagne, si vieux qu'on en fait proverbe, pareils à quelque lit de torrent, mais verdissants et neufs entre les fougères, les sorbiers et les frênes. L'odeur d'une fumée d'automne vient dans le vent sur les pâturages. Par delà les campagnes au loin perdues, les puys se nouent en chaînes, chacun à sa place, avec son nom paysan. Et cet homme, qui monte ici comme un pâtre, songeant aux images qu'il taillera dans un bloc d'alisier, l'épervier tournant là-haut le couronne lentement au nom du vieux pays d'Auvergne.
Source : Gallica

Hommes et lieux : textes et mélanges critiques (1992)

Une grotte sombre et humide, tapie dans un sous-bois ombreux devient cave des Fades et bouche d'enfer. Les éboulis de rochers, la montagne à vaches, les fortes maisons des hameaux entrent en littérature et prennent voix. Ils nous racontent l'histoire d'Amélie et de Célestin, leurs amours mortes un dimanche de novembre, au bord du pré. Il faut écouter surtout la montagne. Son chant, à la fois plainte et jubilation, court tout au long du roman, dont il souligne la structure circulaire, de la Croix du Fossat aux Supeyres, d'un jas à un autre jas, d'un dimanche à un autre dimanche...
Source : Gallica

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