Charles Péguy

Définition et enjeux

Portrait de Charles Péguy Charles Péguy Notre jeunesse

La seule force de la République, c’est que la République est plus ou moins aimée. La seule force, la seule valeur, la seule dignité de tout, c’est d’être aimé. Que tant d’hommes aient tant vécu et tant souffert pour la République, qu’ils aient tant cru en elle, qu’ils soient tant morts pour elle, que pour elle ils aient supporté tant d’épreuves, souvent extrêmes, voilà ce qui compte, voilà ce qui m’intéresse, voilà ce qui existe. Voilà ce qui fonde, voilà ce qui fait la légitimité d’un régime.
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La Nouvelle Revue Française

DE CHARLES PÉGUY.
��Nous avons beaucoup de critiques, à qui la rareté des chefs-d'œuvre laisse bien quelque loisir. Comment donc aucun d'entre eux ne m'a-t-il dérobé d'avance l'honneur d'un très beau sujet ? Je m'en étonnerais davantage, si je ne sentais en ce moment que cette riche proie est des plus résistantes, et des plus dures à forcer. Un Cahier de Péguy ne se résume pas, ne s'analyse pas comme un article de Brunetière, comme un essai de Paul Bourget ; une page de Péguy ne se laisse pas détacher comme une page d'Anatole France
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Portrait de Charles Péguy Charles Péguy Ève

Ses beaux cheveux tombaient en mouvante torsade
Et faisaient sur sa nuque une ombre creuse et blonde.
Les rois de l’Orient, venus en ambassade,
Le regardaient dormir comme le roi du monde.
Et sa tête portait dans le creux de son coude
Comme un beau bâtiment porte dans son berceau.
Il n’était pas froncé comme un enfant qui boude.
Il était détendu comme un jeune roseau.
Et sa tempe battait d’un sang si généreux
Que sa tête sonnait comme un jeune tambour.
Et son cœur se gonflait d’un sang si chaleureux
Que tout son corps tremblait de ce nouvel amour.
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