Charles Andler,
Vie de Lucien Herr (1864-1926)
(1932)
“ La discipline fut sévère. L'enfance passée sans mère a toujours laissé une ombre sur la vie de notre ami. Jean Herr était un de ces pères qui, héroïquement dévoués à leurs enfants, leur cachent leur tendresse sous des formes bourrues. Sa rigidité apparente a fait beaucoup souffrir ses fils. Il exigeait que tous les matins, et en plein hiver, ils eussent assisté à la messe avant d'aller au collège. Cet homme, réputé au dehors pour ses manières affables, imposait à ses fils la déférence la plus constamment respectueuse. Lucien Herr n'a jamais tutoyé son père. ”
