Résumé

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Midi à quatorze heures

Laisse-toi donc m’aimer, cher ange, et ne lutte pas ainsi avec le bonheur que le ciel nous envoie. N’as-tu pas assez donné à cet être vulgaire et inepte qui te possède sans te comprendre, qui n’a d’intelligence ni dans l’esprit ni dans le cœur, puisqu’il ne sait pas qu’il est le plus heureux des hommes, puisqu’il ne meurt pas de son bonheur? Il te possède! Mon Dieu, que je le hais quand cette pensée vient me gonfler le cœur! Il a à lui tout le bonheur, toute la joie qui devait être ma part dans ce monde. Que de haine il y aurait dans mon cœur, si l’amour y laissait de la place!
Source : Gutenberg

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Midi à quatorze heures

Si elle était restée sur le boulevard, la ligne est droite, je la verrais; un cabriolet vient de partir, je le suis, je le poursuis. Il faut avoir du malheur, le cheval trottait parfaitement. Hors d’haleine, je le devance; mais il n’y avait dedans qu’un homme à lunettes bleues!
Arthur reçut une lettre de son père; dans cette lettre, il y avait ce passage:
«Envoie-moi des nouvelles de ton oncle, que l’on disait si mal; je ne te demande pas si tu l’as vu; car ton cœur, nos intérêts, le respect humain, sans compter le conseil que je t’en avais donné, tout t’en faisait une loi.»
Source : Gutenberg

Portrait de Alphonse Karr Alphonse Karr Midi à quatorze heures

Lucien n’était pas riche, mais il avait un oncle dont on le croyait l’inévitable héritier.
Lucien savait très-bien qu’il n’avait rien à attendre de cet oncle, et voici pourquoi. Le cher oncle, tout garçon qu’il était, avait une fille qu’il faisait élever mystérieusement à la campagne. Un jour, il avait dit à Lucien:
—Tout le monde te regarde comme mon héritier; eh bien, il n’en est rien. J’ai une fille à laquelle je laisserai de mon bien tout ce dont je pourrai disposer. Cependant, comme j’ai de l’amitié pour toi, j’ai songé à un moyen d’assurer ton bonheur.
Source : Gutenberg

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