Résumé

Mathilde Kindt Le Oui et le non des femmes

Tout à coup Caroline courut à George, et, l’étreignant avec force :
— Non, je ne veux pas, je ne veux pas renoncer à toi ! c’est horrible ! Mais tu ne sais donc pas que je t’aime ?
George ferma les yeux.
— Caroline !... s’écria-t-il.
— Non, non, tout cela est impossible ! nous sommes insensés ; rien ne doit nous séparer. Emmène-moi !... partons !... Vois-tu, te quitter, j’en mourrais... Toi-même... George, reste ! Lucien guérira, nous le consolerons ; je ne sais pas, moi, je ne sais pas ce qu’il faut faire ; mais il comprendra... Mais il faut que tu restes, enfin !
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Mathilde Kindt Le Oui et le non des femmes

L’amour est si fort, si beau, si puissant, que la mélancolie de la jeune femme ne tint pas contre la passion de George et contre les promesses de l’avenir ; elle laissa rouler tout au fond de son cœur l’image de son pauvre enfant, comme elle l’appelait, et elle n’eut plus qu’un sourire triste quand on parla devant elle du comte de Mareuil. Une quinzaine de jours se passèrent ; la comtesse était sans nouvelles de Lucien.
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Mathilde Kindt Le Oui et le non des femmes

Caroline, pâle et près de s’évanouir, s’appuya sur Lucien ; il voulut la retenir et toute sa robe fut tachée de sang.
Le jeune homme la prit dans ses bras et la porta dans la sacristie. Il arriva avant ceux qui les suivaient. Il la posa sur une chaise, et presque malgré lui son visage se plongea dans les ondes des beaux cheveux de sa maîtresse.
L’émotion violente qu’il éprouva, jointe à sa blessure qui venait de se rouvrir, le fit tout à coup chanceler ; il voulut se retenir au mur ; mais il ne put y atteindre et il se laissa rouler évanoui aux pieds de Caroline.
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