Charles Diguet,
Un coeur de créole ; Viola
(1863)
“ Mais il voulut prolonger son rêve, ainsi qu'il l'appelait, et s'attendrit avec Viola. Celle-ci se laissait aller au charme qu'éprouve un être dont la vie s'est écoulée au milieu d'étrangers, privé de toute affection et qui tout à coup reçoit un regard ami. Elle prit pour de l'amour ce qui n'était qu'une fantaisie d'artiste. L'amour était dans le coeur de la jeune fille, Albert ne s'y méprit pas. La nuit s'avançait, elle se leva pour sortir Le jeûne peintre eût voulu la retenir; car la passion commençait à se faire jour dans son coeur, lorsque son esprit n'avait voulu que jouer à l'amour. ”
