Louis Reybaud,
Enquêtes industrielles — La compagnie des mines d’Anzin
“ Anzin n’a eu de commun avec l’état que la nécessité de se soumettre à des prescriptions souvent capricieuses, à des tributs toujours onéreux. L’état ne lui accorda, sous Desaubois, que des secours insignifians ; il est vrai qu’en retour il ne lui a pas imposé d’hommes ni de règlemens. C’est donc un corps qui n’a tiré ses forces que de lui-même, qui est si bien constitué qu’il a dépassé de beaucoup l’âge ordinaire des établissemens humains ; tel qu’il est, il semble en allant acquérir de la vigueur, loin d’en perdre : dans le cours de ce siècle, il a sextuplé la somme de travail qu’il fournit. ”
