Leonid Andreïev,
Les Sept Pendus
“ Werner se pencha vers Moussia et lui demanda à voix basse, en désignant Vassili du regard : — Eh bien, comment va-t-il ? — Mal ! répondit Moussia, en chuchotant. Il est déjà mort. Dis- moi, Werner, y a-t-il vraiment une mort ? — Je ne sais pas, Moussia, mais je crois que non ! répondit Werner d’un ton grave et pensif. — C’est ce que je pensais ! J’ai souffert à cause de lui, dans la voiture ; il me semblait que je voyageais à côté d’un mort. — Je ne sais pas, Moussia. Peut-être la mort existe-t-elle encore pour quelques-uns. Plus tard, elle n’existera plus du tout. ”
