Tania

Définition et enjeux

Anton Tchekhov - trad. du russe par Léon Golschmann et Ernest Jaubert,  La Revue de Paris

“ Il voulut appeler Varvara Nikolaïevna, qui dormait au fond de l’alcôve ; il fit un effort et prononça :
— Tania !
Il s’était affaissé par terre ; en essayant de se relever sur les mains, il appela de nouveau :
— Tania !
Il invoquait sa femme, le grand jardin avec ses magnifiques fleurs mouillées de rosée ; il invoquait le parc, les pins aux racines velues, le champ de seigle ; il invoquait son merveilleux savoir, et l’orgueil, la joie de sa jeunesse ; il invoquait la vie, qui était si belle, si belle !...
”
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Anton Tchekhov - trad. du russe par Léon Golschmann et Ernest Jaubert,  La Revue de Paris

“ Et il sentait que les nerfs de cette femme frémissante et affligée attiraient ses propres nerfs à demi malades, comme l’aimant attire le fer... Il n’eût jamais aimé une femme bien portante, robuste, aux joues roses ; mais cette pauvre Tania, si faible et si pâle, lui plaisait positivement.
Et il prenait plaisir à lui caresser les cheveux, à lui presser les mains, à essuyer ses larmes... Enfin elle cessa de pleurer. Longtemps encore elle se plaignit de son père, de la vie pénible, insupportable qu’elle menait dans cette maison.
”
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