Anton Tchekhov - trad. du russe par Léon Golschmann et Ernest Jaubert, La Revue de Paris
“ Il voulut appeler Varvara Nikolaïevna, qui dormait au fond de l’alcôve ; il fit un effort et prononça : — Tania ! Il s’était affaissé par terre ; en essayant de se relever sur les mains, il appela de nouveau : — Tania ! Il invoquait sa femme, le grand jardin avec ses magnifiques fleurs mouillées de rosée ; il invoquait le parc, les pins aux racines velues, le champ de seigle ; il invoquait son merveilleux savoir, et l’orgueil, la joie de sa jeunesse ; il invoquait la vie, qui était si belle, si belle !... ”
