Résumé

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Ceci n'est pas un conte

Un jour, Mlle de La Chaux se trouva seule dans ce monde, sans honneur, sans fortune, sans appui. Je vous en impose, je lui restai pendant quelque temps. Le docteur Le Camus lui resta toujours.
—Ô les hommes, les hommes!
—De qui parlez-vous?
—De Gardeil.
—Vous regardez le méchant; et vous ne voyez pas tout à côté l'homme de bien. Ce jour de douleur et de désespoir, elle accourut chez moi. C'était le matin. Elle était pâle comme la mort. Elle ne savait son sort que de la veille, et elle offrait l'image des longues souffrances. Elle ne pleurait pas; mais on voyait qu'elle avait beaucoup pleuré.
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Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Ceci n'est pas un conte

Un nouveau débarqué de Nancy, appelé Tanié, en devint éperdument amoureux. Il était pauvre ; c’était un de ces enfants perdus, que la dureté des parents, qui ont une famille nombreuse, chasse de la maison, et qui se jettent dans le monde sans savoir ce qu’ils deviendront, par un instinct qui leur dit qu’ils n’y auront pas un sort pire que celui qu’ils fuient. Tanié, amoureux de Mme Reymer, exalté par une passion qui soutenait son courage et ennoblissait à ses yeux toutes ses actions, se soumettait sans répugnance aux plus pénibles et aux plus viles, pour soulager la misère de son amie.
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Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Ceci n'est pas un conte

Je n’exagère rien, j’en atteste M. Le Camus, docteur en médecine, qui l’a consolée dans ses peines et secourue dans son indigence ; qui lui a rendu les services les plus continus ; qui l’a suivie dans un grenier où sa pauvreté l’avait reléguée, et qui lui a fermé les yeux quand elle est morte. Mais j’oublie un de ses premiers malheurs ; c’est la persécution qu’elle eut à souffrir d’une famille indignée d’un attachement public et scandaleux. On employa et la vérité et le mensonge, pour disposer de sa liberté d’une manière infamante.
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