Francisque Sarcey,
Le piano de Jeanne ; Qui perd gagne…
(1876)
“ Il me fallait un mari. A cette idée, je sentais des bouffées d'orgueil me monter au cerveau et le feu du désir petiller dans mes veines. Voir une femme s'avancer dans un bal, jeune, belle, radieuse, au bras d'un imbécile de mari, qui s'en croit le propriétaire légal, et se dire à part soi : « Va, mon ami, va, elle est ma chose. J'ai posé mes lèvres sur ces épaules que tu – étales avec tant de complaisance aux yeux de la galerie ; ce murmure d'admiration qu'elle soulève autour d'elle, c'est à moi qu'elle le renvoie dans le secret de son coeur. » ”

