Francisque Sarcey

Francisque Sarcey

Résumé

Portrait de Francisque Sarcey Francisque Sarcey Le piano de Jeanne ; Qui perd gagne… (1876)

Ils s'en vont, ces rois de ma vie, Ces yeux, ces beaux yeux, Dont l'éclat fait pâlir d'envie Ceux mêmes des cieux.
A peine achevait-il la phrase qu'il entendit au-dessus de sa tête comme un bruit de croisée qui se fermait.
C'étaient les amoureux du troisième que dérangeait la musique.
– Hélas ! pensa-t-il, c'est le dernier coup !
Il se leva avec dépit :
– Mon Dieu ! murmura-t-il tout haut, que l'on est bête de ne pas se marier jeune !
– C'est selon, répondit Marguerite, d'un air qu'elle essayait de rendre fin.
Valdreck aurait pu lui demander : selon quoi ?
Source : Gallica

Portrait de Francisque Sarcey Francisque Sarcey Le piano de Jeanne ; Qui perd gagne… (1876)

L'animation du bal le rendit à sa nature, qui était bonne et aimable. Je n'ose pas ajouter que ces parfums mystérieux, ces émanations capiteuses qui s'échappent de toute la personne d'une jolie fille emportée dans un mouvement de valse avaient, en le grisant, déconcerté tous ses plans. C'est pourtant la vérité.
O la jeunesse se ! la jeunesse ! on se croit un profond scélérat, on joue au Lovelace ; mais on a vingt ans, on presse dans ses bras la taille d'une enfant qui en a seize, et tous les projets insensés,
toutes les sombres machinations s'évanouissent comme l'ombre d'une fumée légère.
Source : Gallica

Portrait de Francisque Sarcey Francisque Sarcey Le piano de Jeanne ; Qui perd gagne… (1876)

Ce mot tomba comme une douche d'eau glacée sur l'exaltation de Valdreck :
— Est-ce que vous savez le piano ? demanda-t-il, non sans une certaine anxiété.
Un peu, bien peu ; et je serais très-fâchée de mon ignorance, car mon parrain adore la musique, si, en ouvrant nos fenêtres, il n'avait le bonheur de pouvoir écouter les mélodies d'un maître incomparable.
Valdreck s'inclina sans répondre.
— Cette aimable enfant, reprit M. de Mirecourt, a le sentiment de la musique. Ce qui lui manque, c'est l'exercice, c'est le métier. C'est une triste chose, hélas ! que de n'être pas riche !
Source : Gallica

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