George Duruy

George Duruy

Andrée (1884)

Résumé

Portrait de George Duruy George Duruy Andrée (1884)

Il est des poisons que l'organisme ne peut éliminer, n'est-ce pas ? De même, il y a des amours dont on ne guérit point. Sans doute, on n'en meurt pas ; mais on en garde le virus, toujours !
– Diable ! » dit seulement le comte. Et, après un silence : « Est-ce que vous avez vu Mme de Morincourt depuis quelque temps ?
– Moi ? Pas du tout ! Et je n'ai pas plus cherché à la voir que je n'ai l'intention de le faire à l'avenir.
– Elle m'avait chargé de vous engager à venir chez elle, » reprit M. de Garamante, en plongeant son regard scrutateur dans les yeux d'Henriot.
Source : Gallica

Portrait de George Duruy George Duruy Andrée (1884)

De complexion nerveuse et délicate, sensible à l'excès, le petit Mareuil était, à l'époque de son entrée au collège, une de ces natures faibles, féminines, que les rudesses de l'internat meurtrissent. Il fut bientôt en butte à l'hostilité de ses camarades. On l'accabla de moqueries, on le battit même, à cause de ses longs cheveux blonds, l'orgueil de sa mère, qui, d'un geste familier, aimait à caresser les boucles soyeuses épandues sur les épaules de son enfant. La vie du lycée ne commença à devenir supportable pour lui que lorsque Jacques Henriot entra dans la classe.
Source : Gallica

Portrait de George Duruy George Duruy Andrée (1884)

Elle avait mis le
genou gauche à terre ; le buste légèrement incliné, la hanche droite formant une saillie qui trahissait son sexe sous le déguisement du costume masculin, dans une pose qui donnait on ne sait quel charme troublant de grâce androgyne à son corps d'éphèbe souple et mince, la jeune fille, attentive à sa jolie besogne, promenait agilement ses doigts longs sur la fragilité des tasses et dosait la poudre parfumée de son café d'Orient. M. de Garamante, assis sur le divan, se pencha vers Jacques Henriot et lui dit à demi-voix :
« Quel joli tableau, n'est-ce pas ? »
Source : Gallica

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