Eugène Giraud,
Mademoiselle Besson
(1879)
“ Amitié !... que de choses ce mot seul évoquait ! Elle se rappelait ces soins dont elle n'avait cessé d'être l'objet de la part de la famille Donat, le mariage de son amie, le désespoir de Jacques, la mort de son père, ses amours avec Gaston, et... la fin tragique de la comtesse (elle n'osait se dire à elle-même l'assassinat) . Toute son enfance se présentait à sa mémoire, si précise, si détaillée, qu'après avoir accordé un souvenir à ces heures regrettées, elle poussa un cri sourd, cri de honte et d'effroi, devant ce crime de Vaucluse qui se dressait tout à coup devant elle. ”
