Résumé

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye Les mains pleines de roses, pleines d'or et pleines de sang

Hors de là, dit-il, point de salut.
—Eh bien, mon cher Georges, lui dit sa soeur, qui t'empêche de prendre une femme et d'avoir des enfants?
—Une femme! murmura-t-il amèrement, je n'en connais qu'une au monde.
Dieu me l'a montrée comme une raillerie: c'est Valentine de Margival.
—Pourquoi s'obstiner à celle-là, puisqu'elle est mariée?
—Elle est mariée, mais elle a pris mon coeur, elle a pris mon âme. Je la sens toujours qui tue ma vie. Vous me condamnez tous, mais vous ne savez pas comme je suis esclave de cette femme, même loin d'elle. Elle m'a rendu tout impossible.
Source : Gutenberg

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye Les mains pleines de roses, pleines d'or et pleines de sang (1874)

LA ROQUETTE. 319
vous emporterez vous-même votre enfer en paradis. Vous serez admis parmi les élus, mais vous souffrirez longtemps encore de votre indignité. Votre âme ne s'épurera peu à peu qu'aux flammes de l'amour divin. »
Georges du Quesnoy n'était toujours pas convaincu.
« Vous ne croyez pas ma parole, reprenait le prêtre, parce que vous ne m'écoutez qu'à demi.
— C'est vrai, mon père, vous voulez m'entraîner au ciel, mais mon coeur bat toujours pour la terre. Cette femme que j'ai adorée, je l'aime toujours. Ah! que ne donnerais-je pas pour la revoir avant de mourir ! »
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye Les mains pleines de roses, pleines d'or et pleines de sang

Si Georges n'était pas heureux, même dans son bonheur, c'est qu'il pressentait déjà que Valentine lui échapperait comme un beau rêve.
Ce qui l'empêchait aussi d'être heureux, c'est qu'il n'avait pas d'argent et qu'il n'y a point d'amour sans argent—dans le beau monde.
C'était aussi le malheur de Valentine dans son bonheur. Quand le marquis Panino l'avait enlevée, il ne lui avait pas donné d'argent, mais il lui avait donné une vie fastueuse, à Bade, à Ems et ailleurs. Elle n'avait eu qu'à parler pour être obéie dans tous ses caprices de grande dame et de grande prodigue.
Source : Gutenberg

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