Arsène Houssaye,
L'éventail brisé. Angèle
(1879)
“ Elle était venue chez M. de Romanes, entraînée par la jalousie ; elle croyait qu'il la prendrait dans ses bras, pour l'appuyer sur son coeur, comme les jours de fâcherie. Elle l'avait trouvé armé d'un scepticisme railleur ; de là cette colère indomptable, de là cet éventail brisé sur la joue de son amant. Le comte, la voyant à la porte, voulait la retenir, car il l'aimait, – et lui pardonnait dans son coeur ; – mais une vanité puérile l'empêcha de faire un pas vers elle. Il y a des moments d'ailleurs, où le corps, pour ainsi dire pétrifié, refuse d'obéir à l'esprit. ”
