Résumé

Alexandre Weill La nouvelle Phèdre : drame de famille… (1889)

Plus tard, ce sentiment devint pour elle un vrai supplice; en attendant, sa passion croissante pour André étouffait en elle tout autre senliment, excepté l'amitié qu'elle ressentait pour Juliette.
Le comte, à son tour, se disait : Je n'ai pas le droit d'en vouloir à ma femme. C'était à prévoir, c'était inévitable. C'était à moi de ne pas épouser une belle jeune vierge ayant vingt-deux ans de moins que moi. Le mariage, quoi qu'en disent les sots et même les hommes d'esprit, c'est l'amour des époux assortis par l'âge, amour qui se cimente avec le temps par l'enfant.
Source : Gallica

Alexandre Weill La nouvelle Phèdre : drame de famille… (1889)

Si vous ne voulez pas de moi pour votre femme, si vous ne me croyez pas assez digne pour m'élever à la hauteur de votre noble cœur, et s'il est vrai que m'aimer fasse votre bonheur, je consens à devenir votre maîtresse, dussé-je en mourir de remords et de honte!
Ma maîtresse ! s'écria Raphaël ivre d'amour ; ma maîtresse, jamais! Ma femme! Marceline, je t'aime comme je n'ai jamais aimé. Sois ma femme!
Ta femme! quel bonheur! Mon mari! mon époux! mon amant! s'écria Marceline en couvrant de baisers les lèvres de Raphaël. Et d'un bond de gazelle elle était dans ses bras !
Source : Gallica

Alexandre Weill La nouvelle Phèdre : drame de famille… (1889)

Elle savait maintenant qu'André l'aimait, une femme ne se trompe pas sur l'amour d'un homme, après avoir plongé son regard à travers ses yeux, que le peuple appelle à juste titre les fenêtres de l'âme, jusqu'au fond du cœur. Elle savait aussi, à n'en plus douter, qu'elle aimait André, qu'elle n'avait jamais aimé d'amour un autre homme et qu'elle n'en aimerait pas d'autre que lui; mais elle ignorait si les hésitations ou les timorités d'André, étaient celles d'un Joseph ou celles d'un Hippolyte, dédaignant les amours de Phèdre parce qu'il aimait Aricie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature