Alexandre Weill, La nouvelle Phèdre : drame de famille… (1889)
“ Si vous ne voulez pas de moi pour votre femme, si vous ne me croyez pas assez digne pour m'élever à la hauteur de votre noble cœur, et s'il est vrai que m'aimer fasse votre bonheur, je consens à devenir votre maîtresse, dussé-je en mourir de remords et de honte! Ma maîtresse ! s'écria Raphaël ivre d'amour ; ma maîtresse, jamais! Ma femme! Marceline, je t'aime comme je n'ai jamais aimé. Sois ma femme! Ta femme! quel bonheur! Mon mari! mon époux! mon amant! s'écria Marceline en couvrant de baisers les lèvres de Raphaël. Et d'un bond de gazelle elle était dans ses bras ! ”
