Alexandre Weill

Élements biographiques

Alexandre Weill,  La nouvelle Phèdre : drame de famille… (1889)

“ Si vous ne voulez pas de moi pour votre femme, si vous ne me croyez pas assez digne pour m'élever à la hauteur de votre noble cœur, et s'il est vrai que m'aimer fasse votre bonheur, je consens à devenir votre maîtresse, dussé-je en mourir de remords et de honte!
Ma maîtresse ! s'écria Raphaël ivre d'amour ; ma maîtresse, jamais! Ma femme! Marceline, je t'aime comme je n'ai jamais aimé. Sois ma femme!
Ta femme! quel bonheur! Mon mari! mon époux! mon amant! s'écria Marceline en couvrant de baisers les lèvres de Raphaël. Et d'un bond de gazelle elle était dans ses bras !
”
Source : Gallica

Alexandre Weill,  Décrets de la République des devoirs de l'homme (1872)

“ Tout vice poétisé est un crime de lèse-vertu. Le vice n'est et ne doit être que l'ombre de la vertu, toujours rampant derrière elle, jamais devant elle, jamais debout. Si le théâtre n'est plus un idéal national, un temple de vertu, de vérité où le citoyen puise son courage et son dévouement, il devient une école de vice et de rébellion, une institution de débauche, de paillardise, de despotisme et d'anarchie. Si le poëte ne fait que refléter les vices du citoyen, il n'est qu'un misérable Guignol, un mime qui ne mérite que des coups de pied. ”
Source : Gallica

Alexandre Weill,  Questions brûlantes : république et monarchie (1848)

“ La République, en effet, c'est l'idéal, la poésie, l'inspiration, l'idée préconçue, passée à l'état de raison, brillantée par la froide réflexion de la justice, du droit et de l'équité ; c'est l'esprit primesautier, tempéré par le bon sens; c'est la hardiesse lancée et guidée par la prudence; c'est le monde tournant sur son propre axe, prêt à tout instant à tomber, et soutenu toujours par l'aimant électrique du droit universel.
Dans une République où tout le monde est libre et roi, l'Etat gouverne, mais ne règne pas.
”
Source : Gallica

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