Alexandre Weill

Résumé

Alexandre Weill Les français du XIXe siècle (1872)

La nature entière ne connaît pas d'autre loi. L'étendue, la mesure, la symétrie, l'harmonie, la gravitation, l'attraction, tout repose sur la même loi, en vertu de laquelle un être n'existe que pour autrui, et dans le même être une partie pour l'autre. Les mots justesse et justice sont identiques, de même droiture et droit. Les règles de la statique sont les mêmes que celles de la morale. La symétrie et l'harmonie réduites à la stricte simplicité. C'est le sacrifice d'une partie à une autre. La morale entière-n'est qu'une application abstraite de la loi de la nature, aussi exacte qu'elle.
Source : Gallica

Alexandre Weill Les français du XIXe siècle (1872)

La justice divine ne tarde jamais au delà de cet espace de temps. Si la même vérité ne se trouvait pas dans l'histoire de tous les mortels elle ne serait pas une vérité. La grandeur de Bonaparte était fondée sur le crime, sur l'orgueil, le vice, le massacre, l'iniquité et l'arbitraire le plus absolu. Il fallait qu'elle fût abaissée. Tant pis pour ceux qui ont cru à une grandeur dont la justice n'est pas la base. Le crime, en s'écroulant, n'écrase pas seulement le criminel, mais encore et surtout ceux qui l'ont toléré !
Source : Gallica

Alexandre Weill Les français du XIXe siècle (1872)

Sans l'opinion publique, sans la crainte d'être blâmé et jugé selon la loi, il n'y aurait guère de vertu, ni de devoir accompli. Quelques rares humains connaissant la loi de Dieu et de la nature, sont justes pour plaire à leur propre conscience ; encore faut-il que ces hommes puissent se mirer dans la conscience, soit de leurs prédécesseurs, soit de leurs contemporains. L'homme qui veut vivre d'après les lois de la raison, n'accepte jamais un pouvoir absolu, pas même dans sa maison. La famille elle-même est un équilibre de pouvoirs. Jamais couple sans union ne prospère.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature