Résumé

Abbé Aux comités électoraux. Ordre et liberté… (1849)

Sans doute, il est certains crimes, tellement atroces qui, rappelés dans le sang froid, pourront inspirer une certaine horreur propre à rendre le coeur du coupable vil à ses propres yeux et insupportable à lui-même ; mais n'est-il pas facile de s'accoutumer à cette vue du crime, d'un côté l'intérêt personnel est si puissant, et de l'autre l'homme sans l'immortalité de l'âme est un être si peu important dans la nature. D'ailleurs tous les crimes nuisibles à une société ne sont pas toujours ces monstres horribles, hideux pour tout coeur tant soit peu sensible.
Source : Gallica

Abbé Aux comités électoraux. Ordre et liberté… (1849)

Ce sacrifice du reste qu'il fait à l'ordre, il le fait avec d'autant plus de spontanéité, qu'il est réciproque, et que son coeur lui répond toujours qu'il n'en sera jamais la victime. Quant à d'autres biens, à d'autres chaînes, son coeur se soulève constamment à leur pensée. A celui qui les maudit, toujours il s'empresse d'applaudir. Donc, il veut et doit vouloir pour le crime seul, pour l'injustice seule qui blesse ses intérêts, le châtiment, la servitude de la loi. Pour tout le reste la liberté, la liberté franche et entière, telle est notre proposition
Source : Gallica

Abbé Aux comités électoraux. Ordre et liberté… (1849)

Et cet espoir leur sera ôté aussitôt qu'il aura proclamé la pleine liberté de l'émulation, en abandonnant chacun au sort de ses propres mains, et dans les cas de malheurs imprévus à la commisération toute de dévouement de ses semblables.
Soyons aussi tranquilles sur le sort des malheureux que sur le sort de la science, abandonnés par le pouvoir à leur liberté. La Religion, libre elle-même, ne leur fera pas défaut. Le secours de la misère est un de ses plus beaux priviléges, c'est là sa part la plus belle et la plus touchante dans le monde.
Source : Gallica

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