Résumé

J. Clément Du Respect de l'autorité. Discours prononcé à la distribution solennelle des prix du Lycée d'Angers… (1849)

Messieurs, il y a là une grande erreur. Non, ce n'est point l'intelligence de nos droits qui nous manque; ce qui nous manque, c'est le sentiment de nos devoirs. Donnez donc des lumières au peuple, si vous le pouvez, mais donnez des vertus à tout le monde, car tout le monde en a grand besoin ; donnez à tous l'amour de la patrie qui languit dans les coeurs; donnez, pour la chose publique, le dévouement qu'on ne prodigue qu'à l'intérêt privé ; donnez la fraternité qui ne se lit que sur les murs de nos monuments; donnez enfin a nos moeurs l'esprit de l'Evangile qui n'existe que dans nos lois !
Source : Gallica

J. Clément Du Respect de l'autorité. Discours prononcé à la distribution solennelle des prix du Lycée d'Angers… (1849)

Pressés par le temps, bornons-nous à constater que la Liberté et la Religion ont fait la paix, et qu'elles sont désormais indissolublement unies. Notre dernière révolution a fait plus que rapprocher les deux principes qui doivent dominer l'avenir : en mettant à découvert les abîmes sur lesquels la France marchait, sans s'en douter, elle a fait comprendre à la société qu'il n'y avait de salut pour elle que dans la religion. C'est une chose merveilleuse, Messieurs, que le changement qui s'est opéré dans les esprits.
Source : Gallica

J. Clément Du Respect de l'autorité. Discours prononcé à la distribution solennelle des prix du Lycée d'Angers… (1849)

Nous nous sommes rapprochés du Christianisme, il est vrai, mais plus par l'imagination et par le coeur que par l'intelligence : comme l'auteur d'Emile, la beauté de ta Religion nous touche, la sainteté de l'Evangile parle à nos coeurs, mais la foi n'a pas enfoncé ses profondes racines dans nos âmes ; on admire la religion, mais on ne lui est pas complètement soumis : on l'aime plutôt qu'on n'y croit.
Source : Gallica

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