Résumé

Recherches sur les causes de notre affaissement moral… (1874)

Ce qui manque le plus à nos sociétés modernes, a dit Son Excellence, c'est le respect.
Je suis, pour ma part, et n'en déplaise aux optimistes, complétement de l'avis de notre archevêque.
En effet, dans une nation, quand la dignité humaine est foulée aux pieds ; quand petits et grands en sont venus à se mépriser réciproquement; quand l'homme, revêtu d'une dignité quelconque, abuse de son titre et traite sans égards celui ou ceux que la nécessité a placés sous ses ordres, on peut dire de cette société qu'elle est bien malade.
Source : Gallica

Recherches sur les causes de notre affaissement moral… (1874)

Ainsi, il est généralement reconnu, par ceux qui ont fait des études philosophiques, que la morale existe en dehors de toute religion ; et, chose non moins grave, que la société va à gauche tandis que la religion tire à droite ; qu'inévitablement il y aura, un jour ou l'autre, déchirement, rupture; en attendant, et puisque la philosophie, cause involontaire du mal, porte en elle le remède, c'est à populariser ces études qu'il faut aujourd'hui s'attacher, sous peine de voir la société s'effondrer dans le plus épouvantable chaos.
Source : Gallica

Recherches sur les causes de notre affaissement moral… (1874)

L'homme à l'état sauvage, isolé, comme être moral n'existe pas, il n'a ni droit ni devoir ; le bien et le mal moral lui sont inconnus et à plus forte raison la justice ; mais aussitôt qu'il abandonne cet état d'isolement pour vivre en société, ses facultés juridiques, qui résidaient au plus profond de sa conscience, se développent au fur et à mesure que ses relations avec ses semblables s'étendent et grandissent; toutes les nations ont passé par là avant d'arriver au degré de civilisation dont elles jouissent à cette heure ; l'histoire est là qui le prouve d'une manière surabondante.
Source : Gallica

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