Résumé

Portrait de Adolphe Perraud Adolphe Perraud Nos morts du Dahomey : allocution prononcée à la cathédrale… (1892)

Considera, o Israel, pro his qui morlui sunt!
L'homme, Messieurs, est attaché à la vie par des liens si étroits et de si impérieux instincts, qu'il lui faut les motifs de l'ordre le plus élevé pour qu'il y renonce d'une façon digne et méritoire. Par ces mots, j'exclus l'acte du suicide, lequel ne peut jamais être que crime ou folie et qui, loin d'être l'immolation de soi-même au devoir, n'est qu'une lâche désertion du devoir et le refus d'obéir à ses exigences.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Perraud Adolphe Perraud Nos morts du Dahomey : allocution prononcée à la cathédrale… (1892)

La compassion à la fois naturelle et surnaturelle que nous ressentons comme hommes et comme chrétiens devant ces morts n'est pas le seul sentiment que leur vue doive nous inspirer.
Il convient encore de les considérer avec un profond respect : Considéra, o Israel, pro his qui mortui sunt vulnerati.
Messieurs, on ne regarde pas un mort comme on regarde un homme endormi. On n'entre pas dans la chambre d'un mort comme on entre dans un appartement ordinaire. A tout ce qu'elle touche, la mort, qui est un grand mystère, communique je ne sais quoi de sacré.
Source : Gallica

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