Résumé

Léon Tyssandier La Patrie et l'Etat, discours prononcé le 3 août 1884 à la distribution des prix du collège de Bernay… (1888)

Mais il ne suffit pas de donner à la Patrie le concours de son argent. Un peuple est entouré de voisins plus ou moins redoutables qui puisent leur haine contre lui dans la différence des moeurs, des intérêts, et dans les rancunes accumulées de l'histoire. Un grand poëte a dit : « Guerre à la guerre! » Hélas ! dans l'état actuel du monde, la guerre est une fatalité qu'il faut subir. La guerre, c'est quelquefois le combat pour la vie. La guerre, c'est quelquefois la Revanche. Le jour où la Patrie aura besoin du sang de ses enfants, tous devront être prêts à le verser pour elle.
Source : Gallica

Léon Tyssandier La Patrie et l'Etat, discours prononcé le 3 août 1884 à la distribution des prix du collège de Bernay… (1888)

La Patrie semble perdue; ceux-là mêmes qui devraient être les premiers à la défendre la livrent à leurs honteuses passions. Le coeur de Jeanne saigne, ses beaux yeux pleurent; elle sent en elle une force inconnue, là force des faibles que le malheur a poussés à bout; et, guidée par les voix de son imagination, elle part pour sauver la France. La science des docteurs, la brutalité des hommes de guerre, la jalousie des capitaines, les embûches des traîtres, la fatigue de la marche, les dangers du combat, rien ne l'arrête : son patriotisme l'élève au-dessus de tous les événements.
Source : Gallica

Léon Tyssandier La Patrie et l'Etat, discours prononcé le 3 août 1884 à la distribution des prix du collège de Bernay… (1888)

Ici, deux sentiments sont en lutte : l'amour de la Patrie et l'amour de l'Humanité. Il serait difficile d'exprimer théoriquement lequel doit l'emporter dans le coeur de l'homme. Le patriotisme, ce n'est pas cette forfanterie de celui qui vante son pays, son département, sa ville, parce qu'ils ont l'honneur de le posséder ; ce n'est pas davantage cet attachement aveugle, qualifié de chauvinisme, qui nous fait fermer les yeux sur les mérites dès autres nations et nous conduit souvent aux abîmes par l'excès de notre confiance.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature