Résumé

Léon Valéry Défense nationale ; de la patrie… (1871)

L'ennemi, d'ailleurs, aurait eu trop facilement raison de mes forces et mon âgen'eût guère fait de moi qu'un contraste frappant avec les allures des braves soldats du Lot. Mais tout ce que j'ai de jeune et de vigoureux, j'ai voulu du moins le prodiguer, Messieurs; et ce que je vous apporte, c'est un coeur vraiment français; c'est une âme passionnée jusqu'au délite pour la cause nationale , qui vient se retremper au milieu de vous aux sources pures du patriotisme, dans cette simple causerie, qui aura du moins le mérite de l'opportunité, puisqu'il s'agit des Devoirs civiques.
Source : Gallica

Léon Valéry Défense nationale ; de la patrie… (1871)

Lorsque la plus belle partie de notre territoire est au pouvoir des envahisseurs, assisterions-nous impassibles au démembrement de la France? Une telle attitude ne ferait-elle pas de nous des renégats et des traîtres envers nos frères asservis? Aux armes donc, quiconque a le droit de mourir, et que la vie ne soit qu'une honte et qu'un éternel remords pour quiconque peut la sacrifier utilement pour son pays !
Source : Gallica

Léon Valéry Défense nationale ; de la patrie… (1871)

Le même moraliste qui a dit : il n'y a point de patrie dans un Etat despotique, Labruyère dit aussi que sous le régime de l'absolutisme, les citoyens (si toutefois les hommes y méritent ce nom ) se désintéressent des affaires publiques, pour en laisser la responsabilité au tyran. C'est donc une conséquence nécessaire du gouvernement personnel qui, seul, prétend veiller au maintien de l'ordre et répondre de la prospérité et de la défense du pays, que de dégager les gouvernés de tout devoir envers l'Etat et d'endormir le patriotisme.
Source : Gallica

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