Résumé

Le Livret du petit français , par Gerbert (1891)

LE LIVRET DU PETIT FRANÇAIS
La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société.
La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation.
La loi doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse.
Nul homme ne peut être accusé, arrêté, ni détenu, que dans les cas déterminés par la loi. Mais tout citoyen, appelé ou saisi en vertu de la loi, doit obéir à l'instant, il se rend coupable par la résistance.
Source : Gallica

Le Livret du petit français , par Gerbert (1891)

DIX-SEPTIÈME LEÇON
— Qu'est-ce que l'armée française ?
C'est la réunion de tous les Français qui sont en âge et en état de porter les armes pour la défense de la patrie.
— Tous les citoyens sont-ils appelés sous les drapeaux ?
Oui, à moins qu'ils ne soient atteints d'infirmités qui les mettent dans l'impossibilité d'être soldats ou qu'ils ne soient indignes de le devenir par suite des condamnations que leur mauvaise conduite leur a values.
— C'est donc un honneur de servir sa patrie en qualité de soldat ?
C'est un grand honneur en même temps qu'un devoir sacré.
Source : Gallica

Le Livret du petit français , par Gerbert (1891)

L'homme qui frappe, blesse ou tue son prochain, celui qui l'injurie ou qui le diffame, celui qui le vole est puni sévèrement par les lois du pays. Il cause, par sa faute et son crime, un préjudice à la société tout entière et la société, en le punissant, le rejette de son sein, et le range parmi les hommes indignes de vivre avec les honnêtes gens.
— Celui qui fraude ou vole l'Etat, en essayant de se soustraire à un impôt ou à un droit à payer, nuit-il à son prochain ?
Source : Gallica

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