Résumé

Jacques Carré Oraison funèbre d'Honoré Riquetti-Mirabeau… (1791)

Un seul objet attache tous les regards, fixe tous les voeux. La révolution semble liée à la vie de Mirabeau... Le peuple entoure sa maison; muet de douleur & de crainte, il attend dans un religieux silence la décision du sort de son libérateur. Tous voudraient le racheter aux dépens de leur vie. Un citoyen généreux offre pour lui son propre sang... Voeux inutiles, c'en est fait. Mirabeau ne peut plus vivre; il le sait et il ne peut mourir !...
Source : Gallica

Jacques Carré Oraison funèbre d'Honoré Riquetti-Mirabeau… (1791)

Mirabeau est confiné dans une de ces horribles maisons où la vengeance des souveraine mine lentement la pénible existence de ses victimes ; où l'ame est froissée par un sentiment de douleur dont l'espérance ne montre point le terme ; par la privation de ces jouissances si délicieuses à l'homme sensible; où toutes les consolations de la philosophie viennent se briser contre l'ennui d'une solitude éternelle, contre le tourment intolérable d'une incertitude plus cruelle mille fois que la mort.
Source : Gallica

Jacques Carré Oraison funèbre d'Honoré Riquetti-Mirabeau… (1791)

Une dette immense pèse sur la France ; elle menace d'absorber par les intérêts l'industrie nationale ; Mirabeau fait adopter un numéraire fictif. Toutes les objections sont prévues et pulvérisées ; que le timide patriotisme ne s'alarme pas, que nos ennemis renoncent à leurs détestables espérances. La base de ce papier territorial est sure ; les biens du Clergé en sont l'irrécusable hypothéque. Ces grandes opérations n'occupent pas tous ses momens. Il se multiplie dans les détails. Une procédure illégale, inique, menace d'enlever à Marseille les plus fidéles amis de la révolution.
Source : Gallica

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