Résumé

C. Albert-Plagnol Pensées politiques d'un soldat de la garnison de Lyon… (1832)

Le peuple qui se dit le plus généreux de l'univers l'exila encore enfant. Tendre victime, il porte la peine de la faiblesse et des fautes de sa famille. Il est sans patrie, il n'a plus son père, et cependant Henri IV, dont la mémoire est si chère à tous les Français, est son aïeul. Son malheur , son innocence, son âge , n'ont pas trouvé grace devant la nation magnanime. Cette longue lignée d'ancêtres depuis Robert-le-Fort qu'on appelle droit de naissance, n'a pas été seulement pour lui un motif d'exclusion à la couronne, mais l'a fait priver du droit de citoyen.
Source : Gallica

C. Albert-Plagnol Pensées politiques d'un soldat de la garnison de Lyon… (1832)

Enfin, la liberté est le complément nécessaire de notre être. Sans elle ou plutôt sans l'amour d'elle, la vie est un fardeau accablant, le plus beau génie s'éteint, l'ame manque de ressort et les vertus sont mortes.
Or, y a-t-il d'usurpation plus grande, plus coupable que celle qui priverait un peuple de son droit souverain; est-il rien de plus audacieux, de plus téméraire que de le lui ravir au moment de sa victoire lorsqu'il se repose sur ses lauriers et s'apprête à renouer les liens sociaux qu'elle a brisés.
Source : Gallica

C. Albert-Plagnol Pensées politiques d'un soldat de la garnison de Lyon… (1832)

Combattez la religion, la liberté se trouve blessée de ces attaques ; portez atteinte à la liberté, la religion s'afflige par ce qu'on s'éloigne d'elle autant par un zèle indiscret que par l'indifférence et l'oubli. Calmes, douces et bienfaisantes, quand on les fausse, l'une devient fanatisme et l'autre anarchie; l'une porte un flambeau, l'autre répand à pleines mains: ses bienfaits sur les hommes.
Source : Gallica

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