Résumé

Lettres pour tous, par la veuve d'un soldat… (1871)

Comment se refuser davantage à reconnaître cette forcé, cet équilibre par lequel tous les citoyens d'un pays, librement armés pour la défense de leur patrie, s'interdiront l'attaque du pays voisin? N'est-ce pas la guerre désormais impossible et la paix assurée entre les nations? Car le peuple qui use de la liberté pour se' défendre lui-même et qui respecte le droit du voisin, à se garder pareillement, n'inquiète et ne redoute personne. Semblable à tout individu que le droit protége, ce peuple se sent fort parce qu'il est libre, et libre parce qu'il est juste.
Source : Gallica

Lettres pour tous, par la veuve d'un soldat… (1871)

Si bien, qu'en dépit de vous-même, la solidarité vous envahit et vous étreint. Tant qu'il s'est agi de faire mourir le fils du pauvre, vous avez consenti à la gloire facile de voter les contingents ! Cependant le droit à la vie est sacré chez le pauvre, comme il l'est chez le plus riche. La liberté de servir son pays est absolue pour un citoyen de vingt ans, quel qu'il soit et quoi qu'il possède! Ce n'est plus un privilége réservé aux uns ou aux autres. En face de la défense nationale, tous ont droit à la mort, comme tous ont droit à la vie!
Source : Gallica

Lettres pour tous, par la veuve d'un soldat… (1871)

Qu'est ceci ? ai-je bien entendu ? la liberté est l'acte qui émane de moi ! l'autorité, tout à rebours, est l'action d'autrui contre moi. « Le double principe de liberté et d'autorité signalé dans la personne humaine » en émane sans doute : comme la lumière et l'ombre émanent du rayon, comme le son et le silence, la chaleur et le froid émanent de l'atmosphère. L'un est privatif de l'autre. La négation et l'affirmation ne peuvent se combattre dans le même être.
L'autorité, autrement dit, est la négation de la liberté.
Source : Gallica

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