Résumé

Charles Chesnelong Assemblée générale des catholiques de France… (1891)

C'est l'un des motifs qui nous fait demander la liberté d'association. Pour mon compte, je vais plus loin : je ne demande pas seulement que les associations soient libre?, je demande,— peut-être me trouvera-t-on un peu radical, mais qu'on me le pardonne, une fois n'est pas coutume (Rires) ,—je demande que la loi confère à ces associations l'attribution de la personnalité civile.
En principe, j'estime qu'elle ne peut pas leur être refusée. Quand une association se forme, ce ne sont pas seulement des personnes qui se réunissent, ce sont aussi des droits qui s'associent.
Source : Gallica

Charles Chesnelong Assemblée générale des catholiques de France… (1891)

Et savez-vous pourquoi nous devons, malgré tout, avoir confiance dans l'avenir de notre France? c'est que ce noble pays fait pour la cause religieuse des sacrifices qu'aucune autre n'obtiendrait de lui; pas même celles qui semblent portées par le vent du jour et qui, en tout cas, disposent des séductions du pouvoir.
Or, Messieurs, là où est le sacrifice, là est le coeur, là est la vie, là est aussi l'avenir. Dieu n'abandonnera pas une nation marquée au signe du sacrifice pour sa foi.
Source : Gallica

Charles Chesnelong Assemblée générale des catholiques de France… (1891)

Aujourd'hui, Messieurs, où en est le droit d'association? Il peut se former, en France, sous la garantie de la loi, des sociétés de gain, et même, depuis peu données, des syndicats professionnels. Quant à toutes les autres associations, elles ne peuvent naître et vivre qu'avec l'autorisation ou la tolérance ce l'Etat et elles sont constamment à la merci de l'arbitraire administratif. Le droit d'association n'existe pas.
Source : Gallica

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