Charles Jacquier

Résumé

Charles Jacquier Discours prononcé, le 5 mai 1889… (1890)

Donc, Messieurs, levons-nous et luttons. Vous me direz que le mal est grand et le combat sans issue. La vérité est que, lorsqu'on lutte avec Dieu et pour Dieu, il n'y a de batailles perdues que celles que l'on veut bien perdre, et qu'il faut avant tout ne pas s'abandonner soi-même. Donc, comme cette vieille chevalerie dont on nous parlait tout à l'heure, debout et en avant! Debout pour la patrie et pour la foi ; debout pour la justice et pour la liberté; debout pour relever les ruines du passé et préparer les moissons de l'avenir ! Debout et espérance!
Source : Gallica

Charles Jacquier Discours prononcé, le 5 mai 1889… (1890)

Ah ! si, au delà de ces horizons terrestres, il y a un monde meilleur où la vertu refleurit, où celui qui travaille et qui souffre trouve un jour sa compensation et sa couronne, où les anges comptent nos larmes, et où le bonheur nous attend, je comprends toutes les résignations et tous les sacrifices; je comprends que le murmure expire sur les lèvres et que le blasphème s'y transforme en prière; je comprends que dans un élan de leur générosité et de leur foi il se trouve des hommes d'élite pour se faire pauvres volontaires et serviteurs.
Source : Gallica

Charles Jacquier Discours prononcé, le 5 mai 1889… (1890)

Depuis deux ans, on nous assourdit des gloires de la Révolution, et de son centenaire, sans oser dire d'ailleurs ce qu'on entend fêter des réformes du début ou des violences du déclin ; il semblerait vraiment que le monde soit né avec la fin du dernier siècle. Contre ces falsifications audacieuses, il fallait élever les protestations du patriotisme et de la vérité ; contre ces blasphèmes, le cri de la conscience et du coeur.
Source : Gallica

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