Résumé

De la liberté, avant, pendant et après la restauration… (1831)

Mais je me suis engagée à prouver
(31) que la vieille légitimité est incompatible avec les grands résultats de la révolution, adoptés et voulus par la majorité de la nation. On aura beau dire, qu'on retranchera toutes tes formules de droit divin, de grâce de Dieu, tout cela ne ferait rien au fond de l'affaire. Il y aura toujours, comme depuis le moment où Louis XVI jura fidélité à la Constitution et viola son serment, un état dans l'état, dont l'influence sera immédiate et inévitable, parce qu'il tient au corps du vieux pouvoir comme la peau tient à la chair.
Source : Gallica

De la liberté, avant, pendant et après la restauration… (1831)

Ainsi donc, pour créer à la vieille légitimité un crédit qu'elle n'a pas, afin de lui donner une valeur au moins fictive, on a senti qu'il ne fallait pas mettre le nom de la pauvre Charte à côté du sien. Nous en avons eu assez d'assurances au nom de la Charte. Mais on fait mieux dans la brochure ; on nous présente le vieux pouvoir appuyé sur la liberté, la protégeant à son tour, enfin vivant tous deux l'un par l'autre.
Source : Gallica

De la liberté, avant, pendant et après la restauration… (1831)

L'attaquer, n'est donc qu'une insulte sans fruit, et produira plutôt un combat personnel qu'une guerre d'opinion.
Aujourd'hui, les masses ont un bon sens général, qui les empêche de se laisser abuser à l'aide des théories d'une vaine métaphysique. Il faut conclure pour persuader, et tout l'esprit du monde ne fera pas croire
(8) à une nation entière ce qu'elle ne voudra pas croire.
Il sera donc difficile à M. de Chateaubriand de populariser comme vérité une erreur flagrante. La vieille légitimité, s'appuyant sur le droit divin, ne peut plus convenir à un peuple éclairé.
Source : Gallica

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