Résumé

De Villeneuve Lettre de Fouché au duc de Wellington… (1817)

Je ne veux pas me montrer plus grand que je ne le suis; l'expérience m'a appris de bonne heure qu'où est plus sage dans le malheur que dans la prospérité. Je me trouve entre deux partis dont l'un me reproche d'avoir servi le Roi, l'autre Napoléon ; ce dernier parti ne se souvient plus qu'il le craignait moins lorsque je l'entourais. Quel langage ai-je tenu à l'empereur quand il revint de l'île d'Elbe ? Je le conjurai de ne pas humilier la nation par des amnisties mensongères.
Source : Gallica

De Villeneuve Lettre de Fouché au duc de Wellington… (1817)

Dans la crise épouvantable où nous nous trouvions, il était difficile de prendre un parti sans faire naître des soupçons. En France, l'opinion était bien partagée, relativement au choix du monarque qui devait succéder à Napoléon. On craignait que l'arrivée des Bourbons n'amenât des réactions et des vengeances ; on ne pouvait se persuader qu'une dynastie qui avait tant souffert pendant la révolution pût pardonner de bon coeur. Les maux qu'on craignait pouvaient n'être qu'imaginaires ; mais ce sont ceux-là qui sont le plus à redouter, parce que l'imagination n'a pas de bornes.
Source : Gallica

De Villeneuve Lettre de Fouché au duc de Wellington… (1817)

A quoi sert au gouvernement royal ce vil espionnage des relations domestiques, des expressions inconsidérées, et même des scandales que la loi ne peut punir ?
La question de nos jours n'est plus d'espionner le mécontentement de simples individus, et même les paroles téméraires et imprudentes. Il y a plus de tolérance dans nos moeurs qu'autrefois. La liberté publique est devenue, comme on peut dire, une nouvelle conscience à laquelle on ne peut faire violence ; elle sert comme de boulevard à la liberté des opinions.
Source : Gallica

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