Joseph Fouché

Résumé

Joseph Fouché Lettres de M. Fouché, duc d'Otrante… (1816-1817)

Que dire à des hommes qui ne voyaient la force et la puissance du roi que dans la violence ! et que trahison dans le langage de la modération ? Appelé à parler sur les grands intérêts de la nation , quels moyens a-t-on de se faire entendre de ceux qui croient n'avoir qu'à délibérer sur l'orgueil de certains individus ? Que pouvais-je ajouter là à tout ce que j'avais fait comme président du gouvernement de la France, comme ministre, pour engager ces hommes violens à sacrifier leur vengeance personnelle au bien général , et à ne penser qu'au bonheur de tous?
Source : Gallica

Joseph Fouché Lettres de M. Fouché, duc d'Otrante… (1816-1817)

Si j'avais eu des vues personnelles, j'aurais enflammé encore davantage l'indignation généreuse de l'armée au lieu de l'éteindre. Je n'aurais pas tremblé à l'idée du sang qui aurait coulé dans Paris. En cela l'ambition aurait encore pu trouver son compte; dans le parti que je pris alors, on ne peut voir que la résolution d'un homme bien intentionné.
Il est facile de concevoir qu'une ambition basse aurait pu se contenter d'entrer dans une administration, à condition de devenir l'instrument servile d'un parti.
Source : Gallica

Joseph Fouché Lettres de M. Fouché, duc d'Otrante… (1816-1817)

Je dis au roi que parmi les réactions il n'y avait ni tranquillité publique , ni trône , ni nation. Si la multitude reçoit l'exemple de la violence de ceux qui devraient lui donner celui de la modération , il faut s'attendre à lui voir renverser toutes les barrières qui le séparent du crime : quand la licence et l'esclavage ont déjà entlammé les passions d'un peuple, il y en a bien peu qui écoutent la voix de la raison. Qu'importe à ceux qui voudraient que leur rage gouvernât à la place des lois, que l'indépendance de la nation soit en danger , que le trône soit ébranlé ?
Source : Gallica

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