Joseph Fouché

Élements biographiques

Joseph Fouché Lettres de M. Fouché, duc d'Otrante… (1816-1817)

Je dis au roi que parmi les réactions il n'y avait ni tranquillité publique , ni trône , ni nation. Si la multitude reçoit l'exemple de la violence de ceux qui devraient lui donner celui de la modération , il faut s'attendre à lui voir renverser toutes les barrières qui le séparent du crime : quand la licence et l'esclavage ont déjà entlammé les passions d'un peuple, il y en a bien peu qui écoutent la voix de la raison. Qu'importe à ceux qui voudraient que leur rage gouvernât à la place des lois, que l'indépendance de la nation soit en danger , que le trône soit ébranlé ?
Source : Gallica

Joseph Fouché Instruction adressée aux autorités constituées des Départemens de Rhône et de Loire

Républicains, pour être dignes de ce nom, commencez par sentir votre dignité, relevez avec fierté votre tête, et qu’on lise dans vos regards que vous comprenez enfin qui vous êtes, et ce qu’est la République ; car ne vous y trompez pas, pour être vraiment Républicain, il faut que chaque citoyen éprouve et opere en lui-même une révolution égale à celle qui a changé la face de la France ; il n’y a rien, non absolument rien de commun entre l’esclave d’un tyran et l’habitant d’un état libre
Source : Wikisource

Joseph Fouché Le ministre de la police générale de la République…

Mais ce n’est pas seulement à la patrie que se fait ce pénible et cruel sacrifice ; c’est encore à nos frères d’armes, qui frémissent devant l’ennemi de l’impuissance de leurs efforts, rendus inutiles par l’ascendant du nombre.
Pères aveugles, qui, dans les calculs irréfléchis de vos affections, arrêtez le départ du dernier de vos fils prêt à rejoindre les autres, vous croyez sauver un de vos enfans, vous en sacrifiez plusieurs ; et ceux qui font déjà partie de l’armée, périssent faute de secours, en maudissant l’abandon où vous les laissez.
Source : Wikisource

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