Joseph Fouché, Lettres de M. Fouché, duc d'Otrante… (1816-1817)
“ Je dis au roi que parmi les réactions il n'y avait ni tranquillité publique , ni trône , ni nation. Si la multitude reçoit l'exemple de la violence de ceux qui devraient lui donner celui de la modération , il faut s'attendre à lui voir renverser toutes les barrières qui le séparent du crime : quand la licence et l'esclavage ont déjà entlammé les passions d'un peuple, il y en a bien peu qui écoutent la voix de la raison. Qu'importe à ceux qui voudraient que leur rage gouvernât à la place des lois, que l'indépendance de la nation soit en danger , que le trône soit ébranlé ? ”
