Résumé

Joseph Fouché Le ministre de la police générale de la République…

Mais ce n’est pas seulement à la patrie que se fait ce pénible et cruel sacrifice ; c’est encore à nos frères d’armes, qui frémissent devant l’ennemi de l’impuissance de leurs efforts, rendus inutiles par l’ascendant du nombre.
Pères aveugles, qui, dans les calculs irréfléchis de vos affections, arrêtez le départ du dernier de vos fils prêt à rejoindre les autres, vous croyez sauver un de vos enfans, vous en sacrifiez plusieurs ; et ceux qui font déjà partie de l’armée, périssent faute de secours, en maudissant l’abandon où vous les laissez.
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Joseph Fouché Le ministre de la police générale de la République…

Les Conscrits qui retardent, hésitent ou refusent de marcher où on les appelle, coupables envers la loi, la patrie et l’honneur, sont aussi coupables envers la nature ; ils sont les assassins de leurs frères, de leurs parens, de leurs amis, de tous ceux qui, avec leur secours, auraient remporté la victoire, et n’obtiennent que la gloire d’une mort que leur dernier soupir reproche à ceux qui auraient dû les secourir.
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Joseph Fouché Le ministre de la police générale de la République… (1799)

Malheureux qui, dans votre égarement ou votre faiblesse, vous unissez aux bourreaux de votre pays, vous répandez pour le déchirer plus de sang qu'il ne vous en eût coûté pour le défendre; vous payez la honte attachée au nom de rebelle et de traître, plus chèrement que vous n'eussiez acquis la gloire qui eût récompensé votre civisme et votre bravoure.
Source : Gallica

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