Résumé

Pensées politiques d'un homme qui n'est d'aucune faction (1818)

Les flatteurs sont les véritables séditieux. Quand un trône s'écroule, c'est pour avoir été miné par la flatterie, Flatter un Prince, c'est conspirer contre lui.
Il peut y avoir une sorte de mérite à blamer, même à tort, les hommes puissants; le danger de l'attaque en peut ennoblir l'injustice; mais il y a de la lâcheté à profiter d'un moment de disgrace, pour accabler ceux que par crainte, on respecta dans la faveur.
C'est une fatalité pour les gens de cour de ne pouvoir se faire une juste, idée de ce que c'est qu'une nation
Source : Gallica

Pensées politiques d'un homme qui n'est d'aucune faction (1818)

Sans la liberté religieuse et civile, l'homme n'est qu'un être ignoble et purement animal, sans droits, sans propriétés, sans conscience, ni probité, courbé sous un joug étranger, tremblant à l'ordre de toute autre créature, qui par lé droit du plus fort, serait devenu son maître.
Il est de l'intérêt des souverains du continent régénéré, de donner à leur sujets une liberté possible et surtout de limiter le moins possible celle individuelle. Une telle liberté n'est point incompatible avec la souveraineté du trône.
Source : Gallica

Pensées politiques d'un homme qui n'est d'aucune faction (1818)

Le naturel de l'homme social est de s'instuire beaucoup plus à l'école de l'adversité, que par la jouissance du bonheur. La raison qui s'endort dans la prospérité, se réveille et s'aiguise dans le malheur.
Si la vertu et la vérité se rencontrent dans la vie privée, le vice, le crime et le mensonge ne Sont que trop souvent les bases d'une odieuse politique. Un mensonge d'ailleurs quelque grossier qu'il soit, n'a besoin que d'être-répandu avec impunité et sous les couleurs d'une vérité apparente, pour que chacun s'y trompe.
Source : Gallica

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