Résumé

Charles-Stanislas Delahaye Les Grandeurs de la France, sa gloire passée et son triomphe à venir… (1850)

Dès-lors il se livre à celui qui saura mieux contenter ses désirs effrénés, et ébloui par l'appas d'une gloire frivole et d'une grandeur passagère, il se laisse soumettre au joug de l'usurpation. Mais qui ne voit pas combien est hasardeuse la destinée des usurpateurs; ils sont forcés, de se maintenir au pouvoir, soit par la violence, soit par le prestige d'un esprit fier et entreprenant. Mais, quelle que soit leur autorité, néanmoins elle finira par être brisée quand un peuple, revenu de ses égarements, ne voudra plus supporter le poids d'une volonté trop impérieuse et d'un pouvoir injuste.
Source : Gallica

Charles-Stanislas Delahaye Les Grandeurs de la France, sa gloire passée et son triomphe à venir… (1850)

Invincible France, frappez des mains, car le nouveau sauveur pacifique et le libérateur bien-aimé Viendra relever Votre gloire. Oui, il viendra, car la main puissante du Très Haut le ramènera des extrémités de la terre. Ce grand Dieu le couronnera, et il lui dira : Règne pour le bonheur de mon peuple. Car, qu'y a-t-il qui soit impossible à ce Dieu? N'est-ce pas lui qui renverse les trônes des rois superbes et injustes, et qui relève les princes odieusement persécutés? Tout cède sous sa volonté souveraine, et une fois le règne de l'injustice passé, le droit reprend son légitime empire.
Source : Gallica

Charles-Stanislas Delahaye Les Grandeurs de la France, sa gloire passée et son triomphe à venir… (1850)

Brise donc ces liens qui t'ont ravis sitôt ton bonheur et ta liberté ; ouvres les yeux sur ce qui a fait autrefois ta gloire, et reviens dans les voies douces et aimables de la justice.
Oui, qu'on le comprenne bien, ce n'est pas en se laissant séduire par de vaines promesses qu'une nation peut remonter au rang qu'elle occupait autrefois, il faut qu'elle rejette loin d'elle ce que d'inconstants esprits lui présentent comme pouvant renouveler sa jeunesse et sa prospérité. Il n'y a rien là de solide, ni de fécond, et encore moins de durable.
Source : Gallica

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