Résumé

Rapport fait au roi sur la situation de la France le 15 août 1815… (1815)

Ce sont les Souverains qui l'ont consolidé par leurs alliances et même par leur amitié; et quand nous lui résistions, les autres peuples se rangeaient sous ses aigles, ou s'humiliaient devant lui. Toujours plus effrayé de l'intérieur que du dehors, il savait bien que s'il avait des armées contre les rois, il n'avait aucun pouvoir contre l'opinion publique; c'était par l'obéissance des étrangers qu'il essayait de nous courber sous le joug ; il a marché à plus d'une victoire pour avoir un moyen de plus de réagir sur la France
Source : Gallica

Rapport fait au roi sur la situation de la France le 15 août 1815… (1815)

Il est bien affligeant de penser que cet état de choses n'a sa source que dans l'erreur de quelques cabinets, et dans le jugement qu'ils portent de la situation de la France. Il dépend d'eux que tous leurs désirs soient remplis; il n'y a point de sacrifices auxquels un peuple éclairé ne soit prêt à se soumettre, s'il voit le but pour lequel on l'exige, et s'il y trouve du moins un moyen de prévenir de plus grands maux; telle est la disposition, tel est le voeu de tous les Français.
Source : Gallica

Rapport fait au roi sur la situation de la France le 15 août 1815… (1815)

La santé de ces hommes est une lièvre ardente ; la paix, le calme n'a pour eux aucune douceur, aucun agrément; ils ne se plaisent qu'au milieu des sanglantes catastrophes de la guerre; ils sont aujourd'hui amis de la liberté, et cependant avec quelle docilité les a-t-on vus naguère porter le joug du despotisme , traîner les chaînes de la tyrannie , se façonner aux caprices du plus fantasque comme du plus absolu dictateur. Le joug du roi leur pèse , parce que son pouvoir est légitime
Source : Gallica

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