A.-R. de Fabrot

Résumé

A.-R. de Fabrot Réfutation des rapports au Roi… (1815)

Les ravages de la France sont à leur comble, on ruine, on dévaste, on détruit, comme s'il n'y avait pour nous ni paix ni composition à espérer. Les habitants prennent la fuite devant des soldats indisciplinés; les forêts se remplissent de malheureux qui vont y chercher un dernier asyle ; les moissons vont périr dans les champs ; bientôt le désespoir n'entendra plus la voix de l'autorité, et cette guerre, entreprise pour le triomphe de la modération et de la justice , égalera la barbarie de ces déplorables et trop célèbres invasions,dont l'histoire ne rappelle le souvenir qu'avec horreur.
Source : Gallica

A.-R. de Fabrot Réfutation des rapports au Roi… (1815)

Les maux que la France a fait supporter aux nations de l'Europe sont, d'après l'aveu même des soldats français, infiniment plus grands que ceux que nous supportons aujourd'hui. Le but des armées françaises était toujours l'envahissement ou la destruction ; celui des alliés est la légitimité du pouvoir et la paix. Les alliés sont, comme libérateurs et amis, chez une nation qui, sous les étendards d'un usurpateur, est venu inonder leurs contrées, pour s'y livrer aux plus grands excès.
Source : Gallica

A.-R. de Fabrot Réfutation des rapports au Roi… (1815)

Toujours plus effrayé de l'intérieur que du dehors, il savait bien que s'il avait des armées contre les Rois, il n'avait aucun pouvoir contre l'opinion publique. C'était par l'obéissance des étrangers qu'il essayait de nous courber sous le joug : il a marché à plus d'une victoire pour avoir un moyen déplus de réagir sur la France ; vainqueur au dehors, inquiet au dedans, tout rassemblement du peuple, toute assemblée publique le faisait trembler.
Source : Gallica

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