Capitulation de Paris

Définition et enjeux

Portrait de Jean Jaurès Jean Jaurès,  Histoire socialiste de la France contemporaine

“ Qu’un chef militaire, submergé pour ainsi dire par le destin, signe une suspension d’hostilités, cela est possible. Qu’un chef militaire signe même une capitulation purement militaire, cela encore est dans son droit, opprimé par la force. Mais pouvait-on se faire illusion sur la portée politique de la capitulation de Paris ? Ce n’était pas seulement la ville ouverte à l’ennemi, c’était le trône, c’était l’Empire qui étaient livrés... ”
Source : Wikisource

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert,  Correspondance de Gustave Flaubert

“ Ce sera une grande déception pour ta grand’mère qui est à bout de force et de patience. La route de Saint-Valéry est toujours là, mais est-elle sûre ?
La capitulation de Paris, à laquelle on devait s’attendre pourtant, nous a plongés dans un état indescriptible ! C’est à se pendre de rage ! Je suis fâché que Paris n’ait pas brûlé jusqu’à la dernière maison, pour qu’il n’y ait plus qu’une grande place noire. La France est si bas, si déshonorée, si avilie, que je voudrais sa disparition complète. Mais j’espère que la guerre civile va nous tuer beaucoup de monde.
”
Source : Wikisource

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade,  La Guerre de France en 1870-71

“ C’est ainsi que M. Thiers, traversant les lignes prussiennes depuis Orléans, passant à Versailles sans s’y arrêter, arrivait le 30 octobre à Paris, dont il ignorait la situation, où l’on connaissait tout aussi peu ce travail diplomatique fait pour sauver la dignité de la France, et où cette idée d’un armistice, se confondant avec la nouvelle de la capitulation de Metz, ressemblait à un préliminaire de la capitulation de Paris lui-même. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature